Les scientifiques de la NASA en collaboration avec les Universités d’Austin (Texas) et d’Hunstville (Alabama) ont commencé à étudier les performances de nouveaux dispositifs qui pourraient conduire à des systèmes de propulsion spatiale basés sur le plasma. Un plasma se forme quand un gaz est chauffé suffisamment et acquiert une charge électrique. Quand un plasma est correctement canalisé au travers d’une tuyère magnétique, il peut être accéléré à des vitesses beaucoup plus élevées que celles atteintes par la propulsion chimique conventionnelle des fusées actuelles. Un jet de plasma est si chaud qu’en sortant d’un réacteur, la vitesse des particules éjectées peut atteindre des dizaines, voire des centaines de kilomètres à la seconde. Sous une telle poussée, un engin spatial peut, à la longue, atteindre des vitesses bien supérieures à celle d’une fusée chimique dont les gaz ne dépassent guère 5 km/s. Le développement de la tuyère magnétique est un point critique, d’après les scientifiques, parce que les matériaux conventionnels ne peuvent pas résister aux températures extrêmement élevées du plasma.
Ce mode de propulsion puissant, rapide et léger pourrait, selon les spécialistes du Advanced Space Propulsion Laboratory, propulser un vaisseau spatial de plus de 100 tonnes vers Mars en quatre mois à peine. Avec les fusées chimiques actuelles, le voyage prendrait 10 mois et il faudrait compter sur d’énormes réserves de carburant. A nous la conquête de Mars !
Source : techno-science.

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